L’économie circulaire et la redéfinition des déchets au Canada
October 4, 2022
October 4, 2022
Depuis vingt ans au Canada, la troisième semaine d’octobre est consacrée à la réduction des déchets. Toutefois, sensibiliser et responsabiliser les Canadiens afin qu’ils modifient leurs habitudes de consommation prend du temps. C’est pourquoi le Conseil de l’innovation circulaire a prolongé la Semaine de la réduction des déchets d’octobre pour aider les Canadiens à mieux comprendre les enjeux liés aux déchets et les possibilités de changement dans le cadre de notre transition vers une économie circulaire. Octobre est désormais le tout premier Mois de l’économie circulaire au Canada, qui comprend la Semaine de la réduction des déchets.
À l’occasion du Mois de l’économie circulaire, nous examinerons ce qu’est l’économie circulaire et comment elle peut nous aider à repenser – et à renouveler – notre relation aux déchets au Canada.
Dans une économie linéaire traditionnelle, nous produisons, consommons, puis jetons nos déchets dans les décharges. Ou, comme le dit le Circular Innovation Council, nous « prenons – produisons – jetons ». Les déchets représentent la fin du cycle de vie des ressources et le coût de l'activité économique. L'économie circulaire, en revanche, propose une vision totalement différente des ressources et de leur valeur.
Vous connaissez peut-être déjà les 3 R du recyclage : réduire, réutiliser et recycler. Ces termes courants ne sont que la partie émergée de l'iceberg de ce qu'est une économie circulaire. Dans une économie circulaire, les 3 R signifient que nous devons :
Dans une économie circulaire, rien n'est gaspillé ni considéré comme un déchet. Tout a de la valeur, même les « déchets », et (presque) tout peut être renouvelé, ce qui permet de réduire drastiquement les déchets.

En tant qu'experts en la matière et innovateurs au Canada, le Conseil de l'innovation circulaire l'exprime parfaitement :
« L'économie circulaire est régénératrice : tout y est valorisé, les ressources sont utilisées plus efficacement, rien n'est gaspillé et tout devient une ressource pouvant être réintégrée au début des cycles de production dans un système en boucle fermée.»
Analysons cette affirmation plus en détail avant d'aller plus loin, car le Conseil a abordé plusieurs points essentiels.
Si l'on souhaite boucler la boucle de notre économie linéaire actuelle de production, de consommation et de déchets, alors les déchets – notre produit final actuel – doivent être renouvelés pour pouvoir être consommés encore et encore. Le renouvellement des ressources qui seraient autrement gaspillées peut se faire de multiples façons. Par exemple, nous pouvons les réutiliser, les remanufacturer, les réaffecter, les réparer, les remettre à neuf, les redistribuer, les transformer ou les recycler indéfiniment. (Encore plus de « R » !) Pour cela, cependant, le produit initial doit être conçu et fabriqué pour durer sous toutes ses formes.

Le modèle traditionnel de nos économies linéaires, qui prélève, produit et gaspille les ressources, exerce une pression excessive sur nos systèmes et notre environnement. Par exemple, 58 % de la production alimentaire canadienne est perdue ou gaspillée chaque année. Cela représente 35,5 millions de tonnes métriques de nourriture perdues et gaspillées, une situation insoutenable pour nos terres, nos ressources en eau et autres ressources, nos communautés, nos économies et la santé publique. L’économie circulaire, en revanche, a le potentiel de générer des économies et de préserver les ressources. Elle peut également réduire le gaspillage et créer de nouvelles opportunités et de nouveaux marchés pour les entreprises et les particuliers.
Dans le cadre de la refonte du système alimentaire canadien, le programme de récupération alimentaire de Deuxième Récolte met en relation les entreprises et les particuliers disposant de surplus alimentaires avec les organismes qui en ont besoin.
Notre mission est de développer notre réseau innovant et efficace de récupération alimentaire afin de nourrir la population et de réduire l’impact environnemental du gaspillage alimentaire évitable. Par exemple, les surplus de pommes de terre d’une ferme peuvent être récupérés et redistribués à des organismes qui aident à nourrir les personnes en situation d’insécurité alimentaire partout au pays. Prélever, produire, récupérer, redistribuer, partager et consommer.

Nous avons tous un rôle à jouer pour que les économies circulaires fonctionnent.
Grâce au Mois de l’économie circulaire et à la Semaine de la réduction des déchets, les Canadiens ont accès à une mine d’informations à explorer et à apprendre. La transition vers un modèle économique plus durable et moins gaspilleur exige un effort collectif de tous, des gouvernements et des entreprises aux consommateurs.
Voici quelques façons de vous impliquer en octobre et au-delà :