Près de 9 organisations à but non lucratif sur 10 (89 %) du réseau de Deuxième Récolte ont constaté une augmentation de la demande alimentaire au cours de l’année écoulée, contre 87 % l’année précédente.
Cette demande croissante accentue le décalage entre les besoins en aide alimentaire au sein des communautés et les ressources disponibles pour y répondre. De nombreuses organisations peinent à suivre le rythme.
Une organisation sur trois (33 %) a mis en place une liste d'attente, tandis que 35 % ont dû refuser des demandes faute de nourriture ou de ressources suffisantes.
Atteindre les organismes communautaires situés en dehors du réseau fédéral, provincial ou régional des banques alimentaires.
Près de la moitié (49 %) des organisations interrogées n’ont pas recours aux réseaux de banques alimentaires fédéraux, provinciaux ou régionaux pour obtenir de la nourriture ou d’autres formes de soutien. Elles s’inscrivent dans un vaste écosystème d’organismes communautaires qui aident les personnes à accéder à l’alimentation ainsi qu’à d’autres services essentiels, tels que le logement, la santé et l’éducation.
L’ampleur considérable de ce phénomène a été révélée il y a cinq ans par l’étude de Deuxième Récolte intitulée « Le réseau alimentaire invisible du Canada » : le pays compte quatre fois plus d’organismes caritatifs distribuant de la nourriture que de magasins d’alimentation.
La récupération alimentaire contribue à combler une lacune importante.
En moyenne, 36 % des denrées disponibles auprès des organisations interrogées proviennent de Deuxième Récolte, ce qui fait des aliments sauvés une part importante de leur approvisionnement.
À l’échelle du Canada, 91 % des organisations affirment que Deuxième Récolte les aide à proposer davantage de nourriture, tandis que 80 % indiquent que l’organisme les aide à fournir des aliments plus sains et nutritifs.Les aliments sauvés génèrent un effet d’entraînement à mesure qu’ils circulent au sein de la communauté.
En moyenne, les denrées reçues de Deuxième Récolte sont partagées avec 15 autres organismes à but non lucratif, soutenant ainsi 11 865 organisations supplémentaires.
Pour en savoir plus sur ce sondage, rendez-vous sur le site d’Ipsos.
La demande croissante en denrées alimentaires, conjuguée à la hausse des prix et à la limitation des ressources, affecte notre capacité à répondre pleinement aux besoins de notre communauté. Nous dépendons largement des dons alimentaires pour assurer le fonctionnement de notre programme ; sans ce soutien, bon nombre de nos bénéficiaires auraient du mal à accéder à une alimentation saine et nutritive en quantité suffisante.
Notre organisation soutient les personnes et les familles en situation d’insécurité alimentaire, notamment les aînés, les personnes sans-abri, les ménages à faible revenu, les personnes en situation de handicap, celles qui sont au chômage ou en sous-emploi, ainsi que celles confrontées à des difficultés financières imprévues. La demande croissante, la hausse du coût des aliments et les ressources limitées affectent notre capacité à répondre pleinement aux besoins de toutes les personnes que nous aidons.
Nous proposons des programmes destinés aux personnes de 18 ans et plus qui s'identifient comme vivant avec une maladie mentale. Nous offrons des services d'emploi accompagné, des services de soutien global ainsi que des activités de loisirs. Plus de 50 % de ces personnes dépendent de l'aide sociale et peinent à joindre les deux bouts. L'accès aux financements étant difficile, les denrées alimentaires obtenues grâce à Deuxième Récolte servent à pallier l'insécurité alimentaire de nos bénéficiaires. Nous utiliserons également les dons de nourriture pour nos activités de loisirs afin de réduire nos coûts.