Les banques alimentaires canadiennes refusent des personnes alors que la demande augmente en 2024

February 27, 2024

Deuxième Récolte publie les principaux résultats d'une nouvelle recherche

TORONTO, le 27 février 2024 /CNW/ -- Deuxième Récolte, le plus important organisme de récupération alimentaire du Canada, a publié aujourd'hui une nouvelle étude sur les besoins prévus en matière d'aide alimentaire au Canada en 2024. Ce sondage alarmant, intitulé « Faim de changement », révèle que plus du tiers des organismes sans but lucratif qui offrent de la nourriture gratuitement ont actuellement une liste d'attente et doivent refuser des personnes faute de ressources. Le sondage indique également que les programmes d'aide alimentaire sans but lucratif se préparent à une hausse de la demande de 18 % cette année. Cela signifie que plus d'un million de personnes auront recours à l'aide alimentaire pour la première fois en 2024.

« Les Canadiens ont du mal à suivre la hausse du coût des aliments », a déclaré Lori Nikkel, directrice générale de Deuxième Récolte. « De plus en plus de gens se tournent vers l'aide alimentaire, qui représente un dernier recours. Les organismes d'aide alimentaire peinent déjà à répondre à la demande actuelle, et bon nombre d'entre eux sont obligés de refuser des personnes et d'ajouter des noms à des listes d'attente qui ne cessent de s'allonger. Nos systèmes sont à bout de souffle. » L’enquête nationale mesure comment le secteur de l’aide alimentaire, qui comprend les banques alimentaires, les organismes confessionnels, les écoles, les refuges et de nombreux autres organismes de services sociaux, anticipe l’évolution des besoins pour ses programmes d’aide alimentaire cette année. Fin 2023, plus de 1 400 organismes sans but lucratif canadiens offrant un soutien alimentaire aux personnes dans le besoin ont été sondés. Il s’agit de la deuxième année que Deuxième Récolte mène cette étude.

Voici les principaux résultats de l’enquête auprès des organismes sans but lucratif :

  • 36 % des organismes sans but lucratif (OSBL) déclarent avoir une liste d'attente de personnes qui ne peuvent pas accéder à leur aide. À Toronto, ce chiffre atteint 50 %.
  • Les OSBL prévoient une augmentation de 18 % de la demande en 2024. À Toronto, les programmes d'aide alimentaire des OSBL se préparent à une hausse de 30 %. Cela signifie que plus d'un million de personnes au Canada auront recours à l'aide alimentaire pour la première fois cette année.
  • 43 % des OSBL indiquent qu'ils auront besoin d'au moins 50 % de denrées périssables l'an prochain pour répondre à la demande.
  • 52 % des OSBL indiquent qu'ils auront besoin d'au moins 50 % de denrées non périssables l'an prochain pour répondre à la demande.
  • Le besoin de financement moyen par OSBL a augmenté de 13 % par rapport à l'an dernier, ce qui représente 76 000 $ par OSBL. On prévoit une hausse générale des prix alimentaires pouvant atteindre 4,5 % en 2024, soit 701,79 $ supplémentaires pour une famille de quatre personnes par rapport à l'année dernière. En 2023, les prix alimentaires avaient déjà augmenté de 5,9 %. Cela représente une augmentation de plus de 10 % en deux ans.

« L'aide alimentaire n'est pas une solution durable à l'insécurité alimentaire, c'est un pansement sur une plaie béante », a déclaré M. Nikkel. « Nous devons traiter la cause de l'insécurité alimentaire, et pas seulement ses symptômes. Des solutions qui s'attaquent à la pauvreté et apportent une aide rapide sont absolument nécessaires. Nous avons besoin du soutien et d'interventions fédérales et provinciales, comme le rétablissement du programme de récupération des surplus alimentaires, l'élargissement du remboursement de la TPS sur les produits alimentaires, l'augmentation du salaire minimum et des taux d'aide sociale, et la réduction des impôts pour les ménages aux revenus les plus faibles. »

Au niveau municipal, Mme Nikkel préconise des mesures visant à injecter davantage de nourriture dans le secteur caritatif, telles que la redistribution obligatoire des surplus alimentaires comestibles provenant des entreprises alimentaires, des distributeurs, des festivals de rue et des événements, ainsi que des politiques publiques liées à la mesure et à la déclaration du gaspillage alimentaire par les entreprises.

Les médias sont invités à assister à une présentation des résultats de la recherche par Lori Nikkel, avec les commentaires d'Olivia Chow, maire de Toronto, le 27 février à 11 heures, au siège social de Deuxième Récolte à Etobicoke, au 120 The East Mall.

À propos de Deuxième Récolte

Deuxième Récolte est la plus grande organisation canadienne de récupération alimentaire et un expert en matière de récupération des denrées périssables. Chaque année, nous élargissons notre réseau avec l'industrie afin d'inclure davantage d'exploitations agricoles, de fabricants, de distributeurs, de détaillants et de services alimentaires. Nous travaillons avec des milliers d'entreprises tout au long de la chaîne d'approvisionnement alimentaire afin de réduire la quantité de denrées comestibles qui sont gaspillées, ce qui permet d'éviter que des millions de tonnes de gaz à effet de serre ne nuisent à notre environnement. Les denrées alimentaires récupérées par Deuxième Récolte sont redirigées vers des organisations caritatives et à but non lucratif, afin de garantir que les personnes aient accès à la nourriture saine dont elles ont besoin. Second Harvest est un leader d'opinion mondial en matière de perte et de gaspillage alimentaires, ainsi que de récupération et de livraison de denrées périssables. L'organisation innove en permanence ses processus et partage ses méthodes afin de créer un avenir meilleur pour tous. www.secondharvest.ca.

Pour organiser un entrevue : Jackie Marchildon, vice-présidente du marketing et de la communication chez Deuxième Récolte, jackiem@secondharvest.ca.